Come la città cambia volto


L'estate appena trascorsa ha visto, com'è naturale, l'intensificarsi dei lavori pubblici a Strasbourg, alcuni dei quali sono vere e proprie modificazioni non soltanto dell'aspetto ma anche, da un certo punto di vista, dello spirito della città. Questo tipo di modificazioni urba-nistiche si è già manifestato da alcuni anni e i primi lavori, giunti ormai a conclusione, cominciano a rendere più comprensibile a tutti i cittadini (più di quanto fosse possibile attraverso progetti e plastici) un modo di intendere gli spazi urbani che ha avuto il coraggio di lasciarsi alle spalle il XX secolo e le sue priorità per aprire a nuove esigenze e a quello che potremmo chiamare, un po' arditamente, un nuovo umanesimo urbano.

La chiave di volta di questa nuova visione è il coraggio di ridurre sempre di più gli spazi riservati alle automobili a tutto vantaggio delle attività umane e del rispetto degli spazi necessari agli animali, domestici e non. Se il XX secolo infatti ha pressoché “divinizzato” l'automobile, trasformando le città in luoghi consacrati al transito e al trasporto, dove il pedone, il ciclista o l'animale domestico venivano relegati agli angoli delle strade come oggetti superati, desueti e sostanzialmente un po' fastidiosi, il nuovo millennio sembra aprirsi, un po' dappertutto in Europa, su una visione della città ritornata ad essere luogo da vivere. Le nuove strutture prima di Place de Zurich e poi, ancora più arditamente, di Place d'Austerlitz sembrano inscriversi esattamente in questa nuova visione, creatrice di spazi urbani vivibili dove esistono di nuovo spazi di gioco per i più giovani e per gli animali e di riposo o scambio amichevole per gli adulti, relegando il potenziale di inquinamento acustico ed ambientale delle automobili ai margini. Luoghi dove gli spazi verdi non sono soltanto “fioriere” ma dove il verde sta piano piano riconquistando la sua importanza dimenticando sempre più pesticidi e selezioni rigide delle piante, per ottenere dei piccoli polmoni, il più naturali possibile, distribuiti e non solo concentrati nei parchi.

Il nuovo piano di sistemazione dei lungofiume della zona nord della città si inserisce evidentemente in questa stessa logica e la centralità che viene data al verde naturale ed alle esigenze degli animali che li frequentano evidenziano il desiderio di far diventare la città un luogo per tutti, dove godere degli spazi non significa obbligarli alle nostre strette esigenze.

Un discorso un po' a parte richiede il complesso progetto di risistemazione di Place du Châteaux. Certamente in questo caso era importante coniugare le esigenze di vivibilità cittadina con quelle storico-artistiche e monu-mentali, una problematica che in Italia, per esempio, si è dovuta affrontare spesso. È evidente che bisognava anche “approfittare” dei lavori per effettuare ricerche di tipo archeologico in una zona potenzialmente interessante, come si è sempre fatto e come è giusto che sia. Al tempo stesso, però, la scelta di abbattere i grandi alberi che decoravano in precedenza la piazza ha lasciato un po' perplessi.

In altre località europee si sono viste in alcuni casi trapiantare piante centenarie, salvandole così da morte sicura. È un lavoro molto difficile, complesso e purtroppo costoso e forse in questo caso neppure possibile, ma ci si è provato? L'impressione è che se lo spirito si è evoluto e la città del nuovo millennio si presenta nella volontà della pubblica amministrazione decisamente più vivibile ed interessante, ci si chiede se i pro-gettisti e i tecnici siano davvero pronti al cento per cento a questo cambiamento. 



Comme la ville change de visage

traduit par Philia Jarrell
 
L'été qui vient de passer a vu, comme d'habitude, une intensification des travaux publics à Strasbourg. Certains modifient en profondeur non seulement l'aspect, mais aussi, d'un certaine façon, l'esprit de la ville. Ce types de modifications urbanistiques se manifeste déjà depuis quelques années et les premiers travaux, désormais achevés, commencent à révéler plus clairement que ne le permettaient les projets et les maquettes à tous les habitants une conception des espaces urbains qui a eu le courage de laisser derrière elle le XXème siècle et ses priorités pour s'ouvrir à de nouvelles exigences et à ce que nous pourrions appeler, un peu audacieusement, un nouvel urbanisme urbain.

La clé de voûte de cette nouvelle vision est le courage de réduire de plus en plus les espaces réservés aux automobiles au profit des activités humaines, du respect des espaces nécessaires aux animaux, domestiques ou non. Si le XXème siècle a, en effet, quasiment «divinisé» l'automobile, transformant la ville en un lieu consacré au transit et au transport où le piéton, le cycliste ou l'animal domestique étaient relégués dans les recoins des rues comme des objets dépassés, désuets et essentiellement gênants, le nouveau millénaire semble s'ouvrir, un peu partout en Europe, sur une vision de la ville devenue à nouveau un lieu à vivre. Les nouvelles structures de la place de Zurich tout d'abord, puis celles, plus audacieuses, de la place d'Austerlitz, semblent s'inscrire exactement dans cette nouvelle vision, créatrice d'espaces urbains vivables avec de nouveaux espaces de jeux pour les plus jeunes et pour les animaux, de repos ou d'échange amical pour les adultes, reléguant en marge le potentiel de pollution acoustique et environnementale des automobiles. Des lieux où les espaces verts sont plus que de simples «jardinières» et où le vert reconquiert petit à petit son importance, où l'on oublie de plus en plus les pesticides et la rigide sélection des plantes au profit de petits poumons, les plus naturels possibles, distribués à travers la ville et pas seulement concentrés dans les parcs.

Le nouveau plan d'aménagement des quais de la zone nord de la ville s'insère évidemment dans cette même logique et la position centrale donnée aux espaces verts naturels et aux exigences des animaux qui les fréquentent mettent en évidence le désir de transformer la ville en un lieu pour tous, où jouir des espaces ne signifie pas les plier à nos exigences les plus strictes.

Le projet complexe de réaménagement de la place du Château est un chapitre un peu à part. Il était bien sûr important, dans ce cas, de conjuguer les exigences de vivabilité de la ville avec les exigences historiques, artistiques et monumentales, une problématique qu'en Italie, par exemple, on est amené à affronter souvent ; il est évident qu'il fal-lait aussi «profiter» des travaux pour effectuer des recherches archéologiques dans une zone potentiellement intéressante, comme on a toujours fait, et à raison ; en même temps, toutefois, le choix d'abattre les grands arbres qui dé-coraient la place n'a pas été sans susciter une certaine perplexité.

Dans d'autres localités européennes, des plantes centenaires ont été transplantées et ainsi sauvées d'une mort certaine. Il s'agit d'une opération très difficile, complexe et malheureusement onéreuse et peut-être n'était-elle même pas possible dans ce cas. Mais a-t-on seulement essayé ? Si l'esprit a évolué et que la ville du nouveau millénaire telle qu'elle se présente dans la volonté de l'admi-nistration publique est décidément plus vivable et plus intéressante, on se de-mande si les auteurs des projets et les techniciens sont vraiment prêts à cent pour cent à ce changement.