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Asmaa Mahfuz, activista del Movimiento juvenil del 6 de abril

" En Europa y Estados Unidos no hay democracia real ! "

Par Javier Aguilar

Recientemente, el Consejo de Europa ha acogido en Estrasburgo el Foro Mundial de Democracia, donde numerosos representantes de Europa, América y el norte de África han debatido sobre asuntos como la “primavera árabe” (ilusión) o el desencanto ciudadano de las sociedades democráticas (desilusión). Escuchar a la activista egipcia Asmaa Mahfuz (miembro del Movimiento juvenil del 6 de abril y ganadora del Premio Sajarov del Parlamento Europeo junto a otros cuatro militantes de la “primavera árabe) decir que en Europa y Estados Unidos no hay democracia real y, si acaso, hay libertades individuales da que pensar.

Lo cierto es que los ciudadanos cada vez se abstienen más cuando tienen que ir a las urnas y están más alejados de las instituciones que les representan. Sin ir más lejos, a la Unión Europea, Premio Nobel de la Paz 2012, se le ve como un ente mercantilista y no con el espíritu solidario y democratizador de vocación universal que impulsaron los padres fundadores. ¿Qué le pasa a nuestra Democracia?

El principal movimiento que protagonizó el 15-M de los indignados el año pasado en mi país se llama “¡Democracia real, YA!”. Sus propuestas se resumen en nueve postulados: eliminación de los privilegios de la clase política (sanciones por el absentismo de los cargos electos y eliminación de la inmunidad), lucha contra el desempleo (reducción de jornada y conciliación familiar, jubilación a los 65 años, imposibilidad de despidos colectivos y restablecimiento del subsidio de 426 euros para parados de larga duración), derecho a la vivienda (dación en pago de las viviendas para cancelar hipotecas), servicios públicos de calidad (control independiente de presupuestos y gastos en las administraciones públicas y transporte público barato, de calidad y ecológicamente sostenible), control de las entidades bancarias (prohibición de rescates o inyecciones de capital a entidades bancarias y regulación de sanciones a los movimientos especulativos), fiscalidad (aumento del tipo impositivo a las grandes fortunas, control real del fraude fiscal y promoción de la tasa Tobin), reducción del gasto militar y libertades ciudadanas, y democracia participativa.

Este último capítulo, el de una mayor participación ciudadana, ha generado un gran debate social, ya que en el se apuesta por los referéndums obligatorios y vinculantes para los asuntos que modifiquen las condiciones de vida de los ciudadanos y para las medidas dictadas desde la UE, así como por la modificación de la Ley Electoral para garantizar un sistema auténticamente representativo y proporcional y por la democracia interna en los partidos políticos.

Este movimiento lucha por un futuro digno y lo hace protestando en la calle sin tolerar actos vandálicos o cualquier tipo de violencia.

El diputado al Congreso más joven de España, el parlamentario de Izquierda Unida (IU) Alberto Garzón (27 años, con casi 93.000 seguidores en Twitter y capaz de escribir 50 tuits diarios) fue una de las caras del 15-M en las Cortes. Hace unos días dijo en una entrevista al diario El Mundo (el segundo más vendido después de El País): “creo que no existe democracia hoy en día. ¿Por qué? Porque la troika impone las condiciones de cómo vamos a vivir como sociedad. ¿Quién ha votado a la troika y a los bancos alemanes? Hay que recuperar el control sobre el poder económico”.

Días después, leí una entrevista en el diario digital Público al catedrático de Economía Aplicada en la Universidad de Sevilla y miembro de ATTAC España Juan Torres López, que decía que “el capitalismo es cada día más incompatible con la democracia”. El coautor de “Los amos del mundo. Las armas del terrorismo financiero” (Ed. Espasa Calpe) asegura que “la desafección hacia la política es extraordinaria. Se está produciendo un resquebrajamiento social porque la gente se da cuenta de que esto es una mentira, que esto no funciona, que los partidos políticos no son capaces de aportar soluciones. Sin embargo, este proceso ni es automático, ni es generalizado ni es fácil porque los bancos y las grandes empresas dominan los medios de comunicación”.

Y si hablamos de democracia y libertades, por qué no hablar del derecho al voto de los extranjeros en las elecciones municipales. Los ciudadanos de la UE sí lo tenemos (de hecho, yo no puedo votar, como es lógico, en las elecciones municipales de Madrid), pero si hubiera nacido en México D.F. no lo tendría. Y hay mucha gente a favor de que no lo tuviera: el 67% de los 31.000 participantes de un sondeo de mesopinions.com sobre el derecho de voto en las municipales para los extranjeros que tengan 5 años de residencia votó en contra. ¿Seguimos hablando de democracia?

Asmaa Mahfuz, activiste du Mouvement de la jeunesse du 6 avril

"En Europe et aux États-Unis il n'y a pas de vraie démocratie  !"

Traduit par Hélène Koenig

Récemment, le Conseil de l'Europe a accueilli à Strasbourg le forum mondial de la démocratie, au cours duquel de nombreux représentants de l'Europe, de l'Amérique et de l'Afrique du Nord ont débattu sur des sujets comme le « Printemps arabe » (illusion) ou le désenchantement des citoyens des sociétés démocratiques (désillusion). Entendre l'activiste égyptienne Asmaa Mahfuz (membre du mouvement de la jeunesse du 6 avril et récompensée en 2011 par le prix Sajarov du Parlement Européen avec 4 autres militants du « Printemps arabe » ) dire qu'en Europe et aux États-Unis, il n'y a pas de réelle démocratie mais tout au plus des libertés individuelles, donne à réfléchir.

Ce qui est sûr, c'est que les citoyens s'abstiennent de plus en plus quand ils sont appelés aux urnes et qu'ils sont de plus en plus éloignés des institutions qui les représentent. Sans aller plus loin, ils voient l'Union Européenne, prix Nobel de la paix en 2012 comme une entité commerciale et non comme l'esprit solidaire, à vocation démocratique et universelle qu'avait impulsé les pères fondateurs. Qu'arrive t-il à notre démocratie ?

Le principal mouvement lancé par le 15-M des indignés l'année dernière dans mon pays s'appelle « Democracia real, YA ! » (« une vraie démocratie maintenant ! »). Ses propositions se résument en neuf postulats : suppression des privilèges de la classe politique (sanctions pour manquement à leurs charges électorales et suppression de l'immunité), lutte contre le chômage (réduction du temps de travail et conciliation du travail avec la vie familiale, retraite à 65 ans, interdiction des licenciements collectifs et rétablissement de l'indemnité de 426 € pour les chômeurs de longue durée), droit au logement (dation en paiement pour annuler les dettes hypothécaires), services publiques de qualité (contrôle indépendant des budgets et des dépenses dans les administrations publiques et transports en commun bon marché, de qualité et respectueux de l'environnement), contrôle des établissements bancaires (interdiction d'organiser des plans de sauvetage pour les banques ou d'y injecter des capitaux et règlement des sanctions sur les mouvements spéculatifs), fiscalité (augmentation des taux d'imposition sur les grandes fortunes, véritable contrôle de la fraude fiscale et promotion de la taxe Robin), réduction des dépenses militaires, liberté des citoyens et démocratie participative. Ce dernier point, celui qui concerne une augmentation de la participation des citoyens, a engendré un grand débat social parce que c'est sur lui que l'on s'appuie pour imposer les référendums obligatoires relatifs aux questions qui modifient les conditions de vie des citoyens et aux  mesures dictées par l'UE, et qui servent également à modifier la loi électorale afin de garantir un système véritablement représentatif et proportionnel ainsi que la démocratie interne aux partis politiques.

Ce mouvement lutte pour un avenir digne et manifeste dans la rue sans tolérer les actes de vandalisme ou toute autre forme de violence. Le plus jeune député d'Espagne au Congrès, le parlementaire de Izquierda Unida (Gauche Unie) Alberto Garzón (27 ans, qui compte près de 93000 followers sur Twitter et est capable d'écrire 50 twits par jour) a été une des figures du mouvement 15-M au sein du parlement espagnol. Il y a quelques jours, lors d'une interview accordée au quotidien El Mundo (le quotidien le plus vendu après El Pais), il a déclaré : « Je pense que, de nos jours, la démocratie est inexistante.  Pourquoi ? Parce que la troïka nous impose ses conditions sur la façon de vivre en société. Qui a voté pour la troïka et les banques allemandes ? Il faut reprendre le contrôle sur le pouvoir économique».

Quelques jours plus tard, j'ai lu dans le quotidien en ligne Público une interview de Juan Torres López, professeur d'économie appliquée à l'Université de Séville et membre de ATTAC Espagne, qui disait que « le capitalisme [était] de moins en moins compatible avec la démocratie ». Le co-auteur de « Les maîtres du monde. Les armes du terrorisme financier » (Ed. Espasa Calpe) assure que « le désamour envers la politique est extraordinaire. On assiste à une fracture sociale parce que les gens se rendent compte que c'est un mensonge, que ça ne fonctionne pas et que les partis politiques ne sont pas capables d'apporter des solutions. Ce processus n'est cependant ni automatique, ni généralisé, ni facile, car les banques et les grandes entreprises dominent les médias ».

Et puisque nous parlons de démocratie et de liberté, pourquoi ne pas évoquer le droit de vote des étrangers aux élections municipales. Nous, les citoyens de l'UE bénéficions effectivement de ce droit (moi, de fait, je ne peux pas voter aux élections municipales de Madrid, c'est logique), mais si j'étais né au Mexique, je ne pourrais pas voter. Et beaucoup de gens sont opposés à ce droit de vote des étrangers : sur 31 000 participants à un sondage de « mesopinions.com » sur le droit de vote des étrangers aux municipales, 67 % se sont exprimés contre. On continue à parler de démocratie ?




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